Lien copié !
Illustration de plusieurs chiens assis et en situation
la lump letter
Recevez des idées de wouf pour votre chien (et pour vous) 1 fois par mois
Des adresses dog friendly partout en France
Des bons plans testés et validés par nos Ambassadeurs
Des histoires de chiens racontées par leurs humains
Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.
Illustration de plusieurs chiens assis et en situation
la lump letter
Recevez des idées de wouf pour votre chien (et pour vous) 1 fois par mois :
Des adresses dog friendly partout en France
Des bons plans testés et validés par nos Ambassadeurs
Des histoires de chiens racontées par leurs humains
Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.
Société
Société
Société
Retour

Et si le problème n'était pas les chiens en poussette ?

Publié le 
28
 
June
 
2026

Il y a vingt ans, les chiens voyageaient sur la banquette arrière. Aujourd'hui, certains ont leur poussette, leur porte-bébé, leur manteau imperméable, leur doudoune pour l'hiver, leur siège auto, leur sac de transport, leur crème solaire. Et la première réaction est souvent la même : "On en fait quand même beaucoup..."
Puis on regarde un chihuahua tenter de traverser un boulevard parisien entre deux trottinettes électriques. Et tout devient un peu plus nuancé.

Tous les chiens ne sont pas nés égaux

Un Saint-Bernard et un Spitz nain ne traversent pas la ville de la même façon. Cela paraît évident, pourtant on oublie souvent que certaines races miniatures sont aujourd'hui particulièrement vulnérables. Un coup de patte d'un chien beaucoup plus grand, une chute d'un canapé, une bousculade sur un trottoir bondé.
Dans ces conditions, porter son chien ou le protéger n'a rien d'absurde.

Comme le rappelle l'éthologue Sarah Jeannin :

« Nous avons naturellement tendance à vouloir prendre soin des individus que nous percevons comme vulnérables. Cela vaut pour les enfants, mais aussi pour les animaux dont nous avons la responsabilité. »

Le problème n'est donc pas forcément la protection. Le problème est peut-être ailleurs.

Nous protégeons de plus en plus... des chiens que nous avons rendus fragiles

C'est là que le sujet devient intéressant. Parce que cette vulnérabilité n'est pas toujours un hasard. Depuis plusieurs décennies, nous sélectionnons des chiens plus petits, plus compacts, plus "mignons", plus "adaptés à la ville" mais parfois aussi plus dépendants. Nous avons créé des races qui auraient beaucoup de difficultés à vivre sans nous. Puis nous passons une partie de leur vie à les protéger du monde que nous avons nous-mêmes construit. Le paradoxe est fascinant.

Une poussette n'est pas forcément une mauvaise idée

On pourrait croire que Sarah condamne les poussettes, les sacs de transport ou les manteaux. Pas du tout, au contraire. Elle rappelle que tout dépend du contexte. Un petit chien âgé, un chien convalescent, un animal particulièrement vulnérable. Dans ces situations, une poussette peut améliorer sa qualité de vie plutôt que la réduire.

Même chose pour les vêtements. Un lévrier en plein hiver n'a évidemment pas les mêmes besoins qu'un Husky.

Le problème n'est jamais l'objet mais ce qu'il remplace.

À partir de quand protège-t-on trop ?

La vraie question n'est peut-être pas : "Faut-il porter son chien ?" Mais plutôt : à partir de quand notre envie de le protéger l'empêche-t-elle de vivre une vie de chien ?Peut-il encore rencontrer ses congénères, explorer, sentir, faire des expériences, apprendre ?

Comme le résume Sarah Jeannin : « La question n'est pas tant de protéger son chien que de savoir si cette protection l'empêche d'avoir une vie adaptée à ses besoins. Un chien a besoin d'expériences, d'apprentissages et d'interactions pour s'épanouir. »

Finalement, protéger un chien ne consiste peut-être pas à le tenir éloigné du monde. Mais à lui permettre de le découvrir... dans de bonnes conditions.

Et si les chiens racontaient aussi notre époque ?

Il y a quelque chose d'assez révélateur dans notre manière de prendre soin d'eux. Nous vivons dans une société qui valorise énormément le care. Nous protégeons davantage nos enfants, nous parlons plus de santé mentale, nous faisons plus attention aux émotions. Et peut-être que nos poilus bénéficient eux aussi de cette évolution.
Ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle. À condition de ne pas oublier qu'un chien n'a pas seulement besoin d'être protégé. Il a aussi besoin d'avoir une vie, une vraie avec de la boue, des odeurs et des rencontres.

Et, sans doute, quelques aventures qui feront probablement un peu plus peur à son humain qu'à lui.

Lire aussi :

Publié le 
 
 
No items found.
No items found.
Tous les tags
Société
la lump letter

Recevez la crème de l'inspiration pour votre chien et vous, une fois par mois.

Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.
Illustration d'un groupe de chiens assis autour d'une boite aux lettres